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  1. L’aventure Opentime c’est aussi en interne ! Chaque année, nous accueillons des stagiaires de l'école informatique de Lille, Epitech.

    Ces derniers mois c'est Valentin et Quentin qui nous ont rejoints, le premier pour la seconde fois en stage chez No Parking et le second à la découverte d'Opentime et de l'univers des logiciels de gestion.

    Maintenant que leurs quelques mois parmi nous se terminent, nous leur posons la question suivante : c'était comment l'aventure Opentime ?

    Valentin Masson et Quentin Lavieville en stage chez No Parking

    Tout d'abord, est-ce que vous pouvez vous présentez ?

    Q : « Je m’appelle Quentin, je suis étudiant en 3ème année à Epitech Lille en cursus PGE, un diplôme d’expert en technologie de l’information. »

    Q : « L’année prochaine je serais en MSC, master of sciences qui est le cursus d’alternance à Epitech. »

    V : « Moi c’est Valentin et je suis aussi étudiant en 3ème année à Epitech Lille en cursus PGE. L’année prochaine, je finis ce cursus. »

    Quel métier vous voulez faire plus tard et dans quel domaine ?

    V : « Je voudrais continuer en temps que développeur web et pourquoi pas évoluer en chef de projet. J’aimerais bien découvrir différents types d’entreprise. Je peux bouger, ça me dérange pas, découvrir différents domaines. Pour le moment rien ne me déplait. »

    Quentin va quant à lui découvrir un nouveau domaine l'année prochaine lors de son alternance.

    Qu’est-ce-que vous avez fait pendant ce stage ? Sur quoi avez-vous eu l’occasion de travailler ?

    Quentin a principalement travaillé sur les intégrations web notamment au niveau du nouveau site marchand d’Opentime, disponible très prochainement.

    Q: « J’ai aussi travaillé sur le développement du blog du nouveau produit que proposera No Parking à la rentrée, un logiciel de lean management. Et ensuite j’ai pu travailler sur l’amélioration d’Opentime en ajoutant des fonctionnalités pour nous ou pour nos clients. »

    V : « Moi, j’ai travaillé sur l’application mobile comme j’avais pu le faire aussi lors de mon premier stage. »

    Sur Opentime mobile, il a donc permis d’ajouter de nouvelles pages liées à des demandes spécifiques de nos clients comme la page de saisie de temps par Scan de code barre afin d’obtenir une application de plus en plus complète et personnalisable qui répond aux besoins de chacun.

    V : « J’ai aussi participé comme Quentin à l’amélioration continue d’Opentime et à l’optimisation de l’API puis j'ai réalisé de l’intégration web au niveau de la maquette du nouveau produit proposé par No Parking : kanbans.net . »

    V : « En fait, j’ai fait des tâches proches de mon premier stage mais plus poussées et en étant plus rapide. »

    Valentin et Perrick vérifient la faisabilité d'une demande d'un client

    Entre Epitech et No Parking, comment Opentime vous a permis de développer vos compétences ?

    V : « Je n'ai jamais appris tout ça à Epitech, c’est une école où on apprend à apprendre puis on a la possibilité d’appliquer. »

    Q : « On met en pratique la méthodologie apprise à Epitech pour travailler sur un projet, tout est une histoire de méthodologie. »

    En travaillant chez No Parking, une des découvertes principales de Quentin et Valentin a été celle du lean management. Nous travaillons sur la base des outils Lean (kanbans, one-piece-flow, jidoka, kaizen, PDCA, etc.) et de ses valeurs.

    Q : « J’ai découvert le lean ici et c’est quelque chose auquel j’ai bien adhéré parce que comparé à d’autres entreprises, cela permet de faire des choses différentes tous les jours. »

    Q : « Je trouve aussi que c’est plus satisfaisant puisqu’on a un suivi du résultat de son travail. »

    En effet, Valentin et Quentin considèrent que dans beaucoup d’entreprises, les stagiaires ou alternants en développement informatique font un outil secondaire parfois jamais utilisé, une tâche parfois frustrante.

    Q : « J’ai appris pas mal de choses, j'ai bien monté en compétences en front-end et en back-end. Avant de découvrir No Parking je ne me doutais pas de l’architecture du code et c’est plus ça que j’ai découvert ici, un code déjà présent depuis 2004 et qui continue d’être maintenu mais qui est toujours à jour, c'était nouveau pour moi. »

    Q : « J’ai aussi découvert l’univers Start up qui règne ici, j’ai bien adhéré à l’idée, c’est flexible avec une petite équipe et c’est un vrai confort. »

    Qu’est ce que vous pensez avoir apporté à No Parking pendant votre stage ici ?

    Q : « Sans doute ma participation au nouveau site d’Opentime et j’espère aussi avoir aidé au développement du logiciel Opentime et à son bon maintien. »

    V : « Le commencement du nouveau logiciel lancé par No Parking et peut-être une approche plus moderne de certains points, de nouvelles idées ! »

    Et en résumé, qu’est-ce que vous allez garder de votre expérience dans l’Aventure Opentime ?

    Q : « Le lean et la rigueur de développement (les tests, l’ergonomie du code…) ! »

    V : « Le mobile et l’attrait pour le travail que l’on peut faire dessus. Et je garde aussi en tête mon attrait pour le développement logiciel. »

    Merci à vous pour ce témoignage sympa et bonne continuation pour la suite de vos parcours !

    Et vous, un stage chez No Parking pour suivre l'évolution d'Opentime, ça vous tente ?

  2. Accueil 10 ans Euratechnologies Accueil 10 ans Euratechnologies

    Jeudi 3 octobre 2019 à 15h, j’aurais le plaisir de présenter une masterclass intitulée Le Lean comme stratégie à Euratechnologies. Cette conférence aura lieu dans le cadre des 10 ans du pôle d’excellence lillois. Au coeur de la journée EuraTech'Day, j’aurais l’occasion d’évoquer ce que la communauté Lean a appris du formidable succès de Toyota - des principes applicables à toutes les industries, compris le numérique - et ce que No Parking met en pratique au quotidien pour se développer. Nous aurons ainsi l’opportunité de découvrir comment des mots barbares comme Kaizen, Kanban, Gemba ou Shusa (entre autres) peuvent s’intégrer dans une stratégie globale et systémique de croissance d’entreprise.

    L’entrée est libre et gratuite, il suffit de s’inscrire en ligne. Et si vous avez suivi nos précédents épisodes, c’est une occasion unique d’en savoir un petit peu plus…

  3. Réapprendre à penser le développement de No Parking, celui de l’équipe et le mien

    En arrivant chez No Parking, bureau & obeya © Perrick Penet-Avez, 2019
    En arrivant chez No Parking, bureau & obeya © Perrick Penet-Avez, 2019

    Ma première lecture Lean fut Implementing Lean Software Development de Mary Popendick : nous étions en 2007 et je n’en avais retiré qu’une idée, celle du flux. À l’époque, l’équipe technique de No Parking se sentait à l’étroit dans les itérations « agiles » : pourquoi attendre la fin du sprint en cours, une semaine le plus souvent, avant de pousser en production une correction de bug ou une demande client ? Nous avions déjà des outils de tests unitaires et de déploiement automatisé et le rythme imposé par le sprint ressemblait trop à un carcan. Avec la bénédiction du Lean, nous avons donc mis à la poubelle les itérations. Et nous en avons profité pour appeler nos post-its des « kanbans » et notre tableau au mur un « management visuel », avant de nous auto-déclarer « praticiens Lean ».

    Ce n’est que 10 ans plus tard, que j’ai décidé de m’y replonger et d’y entraîner toute l’entreprise. No Parking allait bien (la société était toujours rentable) mais j’avais l’impression qu’on ronronnait un petit peu : l’énergie des débuts me manquait alors que l’envie de franchir un cap était encore présente. Lors de ma colonie de vacances annuelle pour informaticiens, j’ai repensé à ces confrères passés par la case Lean et je suis tombé sur une vidéo de Theodo : il était plus que temps de creuser un peu plus.

    Je prends donc contact avec un premier coach Lean (ce sera Régis) : sous sa houlette, je replonge dans le Gemba. Dès la première journée, je redécouvre l’importance des 5 pourquoi et du lead time. Au fur et à mesure, nous mettons en place un certain nombre de routines : certaines sont quotidiennes (comme le petit train avec 6 tickets terminés ou l’exploration d’un problème interne), d’autres hebdomadaires (tel l’objectif d’un nouveau client signé par semaine) ou annuelles (un kaizen pour chacun).

    En parallèle, j’entame une grosse acculturation livresque (qui continue encore) :

    Chaque lecture - ou presque - est l’occasion de comprendre un nouvel aspect du Lean et de tester des trucs dans l’équipe. Ainsi les tableaux de management visuel se sont enrichis avec l’avancement des kaizens individuels (grâce au livre de Isao Kato et Art Smalley), puis avec le takt produit (grâce à celui de Cécile Roche et Luc Delamotte) et encore avec les lignes parallèles du macro-planning d’Opentime (grâce à celui de James M. Morgan et Jeffrey K. Liker).

    Dans ma manière d’apprendre, un deuxième point important est d’intégrer un « groupe de pratique ». Pour approcher cette nouvelle communauté, il y a bien sûr les évènements physiques comme le Lean Tour à Lille (en 2018 et en 2019), le Lean Summit à Lyon (en 2018), les séminaires « Lean en France » à Paris ou les visites du Cercle de l’Excellence Opérationnel des Hauts-de-France. Mais bien d’avantage, il y a les rencontres, les échanges avec d’autres praticiens qui tentent d’explorer le même chemin, parfois avec un peu d’avance ou dans un autre domaine. Avec souvent la simplicité d’entendre « ma porte t'est ouverte quand tu veux » : leur Gemba est aussi une inspiration.

    Reste qu’il y a un passage obligé qu’on appelle « Senseï » dans la communauté Lean. Elle - puisque dans mon cas il s’agit de Sandrine - vient m’ouvrir les yeux sur le seul Gemba qui compte pour de vrai, le mien. Et nous repartons de ce terrain, toujours : une réclamation d’un utilisateur, une visite chez un client, un bug en production ou un retard de livraison servira de point d’entrée pour toujours améliorer la qualité, les délais, la satisfaction. On appelle « faire l’hélicoptère » ce yo-yo incessant entre le micro des expériences de terrain et le macro de la stratégie, de la vision, des valeurs et du marché. Surtout, il faut apprendre à lâcher prise, faire confiance à ses équipes et laisser la « magie » du Lean opérer. Chez nous, cette magie s’appelle désormais les 32 heures pour tout le monde.

    Reste qu’il faut faire les premiers pas.

    Pour le premier je conseille Le Gold Mine, un récit lean . Le roman - écrit à quatre mains par un vétéran du Lean en France (Freddy Ballé) et son fils, écrivain et initiateur de l’Institut Lean France (Michael Ballé) - vous fera découvrir les concepts de base du Lean dans une forme agréable, avec même une dose de suspense. Et attention vous risquez même d’enchaîner rapidement avec la suite, The Lean Manager !

    Le deuxième pourrait être The Toyota Way: 14 Management Principles from the World's Greatest Manufacturer : il est en anglais (pas si facile quand on est franco-français, mais personne ne vous a dit que le Lean était facile), il parle de Toyota (c’est quand même avec eux et au Japon, à 豊田市, que l’histoire à commencé) et je ne l’ai pas lu (mais avec sa structure en liste, il devrait être assez digeste pour passer à l’action).

    Et le troisième sera The Lean Sensei. Il devrait vous convaincre de chercher enfin un - ou une - Senseï, de le solliciter et de lui faire confiance avant d’appuyer sur l’accélérateur.

    Note : cet article est une réponse étendue à la question de Quentin.

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